Foire Aux Questions

en quoi consiste la croyance en dieu ?

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maitre MouHammad Al-‘Amîn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

Allâh Ta`âlâ dit dans le Qour’ân :

﴿ إِنَّ فِي خَلْقِ السمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَاخْتِلاَفِ الليْلِ وَالنهَارِ لآيَاتٍ لِأُوْلِي الألْبَابِ

ce qui signifie : « Certes, dans la création des cieux et de la terre et dans le changement du jour et de la nuit, il y a des preuves pour ceux qui sont dotés de raison », .

Le monde est une preuve de l’existence de Dieu ; ainsi selon la raison, les cieux et la terre et les autres créatures auraient pu ne pas exister ou exister à une autre époque, avec une autre forme, ou avec d’autres caractéristiques ; l’existence de ces créatures signifie qu’il y a un créateur qui les a spécifié par le fait d’exister au lieu de ne pas exister, par le fait d’exister à cette époque plutôt qu’une autre et par le fait d’avoir ces caractéristiques plutôt que d’autres.

Allâh Ta`âlâ dit dans le Qour’ân :

﴿ وَقَالُوا لَوْ كُنَّا نَسْمَعُ أَوْ نَعْقِلُ مَا كُنَّا فِي أَصْحَابِ السَّعِيرِ

ce qui signifie : « et ils ont dit si nous avions écouté ou si nous avions raisonné nous n’aurions pas fait partie des gens de l’enfer », .

Ainsi la raison est une preuve dans la religion ; bien que la base de la religion soit le Qour’ân et la parole du Prophète ; la raison est un témoin de la religion ; ainsi tout ce qui est parvenu dans la religion ne contredit pas la raison.

Le jugement selon la raison se divise en trois : ce qui est obligatoire selon la raison, ce qui est impossible et ce qui est possible.

Ce qui est obligatoire selon la raison c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’inexistence, il s’agit de l’existence de Dieu et de ses attributs.

Ce qui est impossible selon la raison c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’existence ; ainsi l’existence d’un associé à Dieu est impossible selon la raison, de même la réunion de deux choses opposées est impossible selon la raison tel que le mouvement et l’immobilité ou la vie et la mort ; ainsi il est impossible selon la raison qu’un objet soit en mouvement et immobile à la fois.

Ce qui est possible selon la raison c’est ce dont la raison conçoit tant l’existence que la non existence ; c’est ce qui admet l’existence après le néant et l’anéantissement après l’existence ; c’est l’ensemble des créatures.

Dieu est le Créateur de toutes choses : les corps et leurs caractéristiques

C’est Dieu qui crée toute chose, qui fait passer toute chose du néant à l’existence, Soubhanahou wa ta`âlâ, .

Allâh Ta`âlâ dit dans le Qour’ân :

« وَ خَلَقَ كُلَّ شَىء »

Ce qui signifie : « Il crée toute chose », .

Créer dans le sens de faire passer du néant à l’existence est spécifique à Dieu et l’attribuer à autre que Dieu, est de la mécréance.

Allâh Ta`âlâ dit dans le Qour’ân :

﴿ هَلْ منْ خالقٍ غَيرُ اللّهِ

Ce qui signifie : « Il n’y a pas de créateur autre que Allâh », .

Et Il dit SoubHânahou wa Ta`âlâ :

﴿ واللّهُ خَلَقَكُم وما تَعْمَلُونَ

Ce qui signifie : « Allâh vous a créé et ce que vous faites », .

Cette ‘âyah indique clairement que Dieu est le Créateur des corps et de leurs caractéristiques tel que le mouvement, la pensée, la couleur…

Ainsi Allâh a créé le monde à savoir les créatures en deux sortes : les substances et ce qui advient aux substances c’est à dire les caractéristiques des substances.

Les corps se divisent en deux catégories : les corps palpables et les corps impalpables.

Les corps palpables, c’est ce qu’on peut saisir à la main tel que les pierres, les plantes, les humains…

Les corps impalpables, c’est ce qu’on ne peut pas saisir à la main tel que la lumière, les Anges, les Jinns, les âmes…

Quant aux caractéristiques des corps, c’est ce qui advient aux corps tel que le goût, la couleur, la pensée, le mouvement, le sentiment…

Donc les corps qu’ils soient palpables ou impalpables ainsi que leurs caractéristiques sont tous créés par Dieu. Il n’y a pas d’autre créateur que Dieu.

Dieu n’a aucune ressemblance avec les créatures.

Dieu qui est le Créateur des corps et de leurs caractéristiques n’a aucune ressemblance avec Ses créaturesAinsi Dieu n’est pas un corps palpable ni un corps impalpable et n’est pas attribué des caractéristiques des corps tel que la forme, la couleur, la localisation, la direction, l’endroit, le mouvement, l’immobilité, les sentiments… Donc on ne dit pas , ni quand, ni comment à son Sujet, On ne dit pas qu’Il est partout, on dit que Dieu existe sans comment et sans endroit et qu’Il ne dépend pas du temps, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, rien n’est tel que Lui, Il n’a aucun équivalent, Il n’a aucune ressemblance avec les créatures et donc Il n’habite pas les cieux ni la terre, Il n’est pas assis ni établi.

Dieu existe sans endroit et sans comment et ne dépend pas du temps.

Les savants disent :

« الله موجود بلا كيف و لا مكان و لا يجري عليه زمان »

Allâh mawjôud bilâ kayf wa makân wa yajrî `alayhi zamân

C’est-à-direDieu existe sans endroit, sans comment et qu’Il ne dépend pas du temps.

Ainsi n’est pas musulman celui qui attribut à Dieu les attributs des créatures tel que la localisation, les organes, la position assise, l’établissement, l’humeur, la colère, la joie ou le changement.

En effet Dieu est exempt de l’humeur et du changement, ainsi il n’est pas attribué de joie ou de colère, mais ont dit Dieu agrée ou n’agrée pas telle chose.

Les savants de l’Islam tel que ‘Abôu Ja`far aT-TaHâwiyy qui est en 227 de l’hégire ont dit :

« ومن وصف الله بمعنى من معاني البشر فقد كفر »

(wa man waSafa l-Lâha bi ma`nan min ma`âni l-bachar faqad kafar)

Ce qui signifie : « Celui qui attribut à Dieu, un des sens des humains certes est devenu mécréant ».

Allâh Ta`âlâ dit dans le Qour’ân :

﴿ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ ﴾

Ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui », .

Et Il dit Ta`âlâ

﴿ وَلَمْ يَكُن لَّهُ كُفُوًا أَحَدٌ ﴾

Ce qui signifie : « Il n’a pas d’équivalent ».

L’Imam AHmad Ibnou Hanbal a dit :

« مهما تصورت ببالك فالله بخلاف ذالك »

Ce qui signifie : « Quoique tu imagines dans ton esprit, Allâh en est différent ».

Seul Dieu sait Sa Réalité

Le compagnon Abôu Bakr As-Siddiq, que Allâh l’agrée a dit :

« العَجْزُ عن دَرَكِ الإِدْرَاكِ إِدْرَاكُ والبَحْثُ عن ذَاتِهِ كُفْرٌ وإِشْرَاكُ »

(al-`ajzou `an daraki l-‘idrâki ‘idrâkou)
(wa l-baHthou `an dhâtihi koufroun wa ‘ichrâkou)

ce qui signifie : « Reconnaitre son incapacité à atteindre la Réalité de Allâh est en soi une connaissance et chercher à concevoir Son Être mène à la mécréance et à l’association »..

Allâh Ta`âlâ dit dans le Qour’ân :

﴿ وَلاَ يُحِيطُونَ بِهِ عِلْمًا ﴾

Ce qui signifie : « Ils ne cernent pas Sa Réalité », .

Les créatures ne connaissent pas la réalité de Dieu. Seul Dieu sait Sa Réalité.

Ainsi nous ne connaissons pas la Réalité de Dieu, de même les Prophètes et les anges ne connaissent pas la Réalité de Dieu, Seul Dieu sait Sa Réalité et il n’est pas permis de dire comment au sujet de Dieu.

Notre connaissance de Dieu a lieu en connaissant les attributs obligatoires à Son Sujet tel que la Puissance, la Science, la Volonté, et en L’exemptant de ce qui est impossible à Son Sujet tel que l’impuissance, l’associé, la localisation et en connaissant ce qui est possible à Son Sujet comme créer une chose ou anéantir une.

L’Imâm Abou l-Haçan Al-‘Ach`ariyy, que Allâh l’agrée, a dit ce qui signifie : « La première chose qu’il est du devoir de l’esclave, c’est de connaître Allâh, c’est à dire selon ce qui est digne de Lui, Son Messager et la religion qu’Il agrée ».

Dieu n’a pas de début à son existence et Seul Dieu n’a pas de début à Son Existence. Tout ce monde a un début, c’est Dieu qui l’a créé mais Dieu n’a pas de début et Il ne change pas.

Le Prophète MouHammad Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam a dit :

« كان الله و لم يكن شىء غيره »

Ce qui signifie : « Dieu existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité », .

Dieu n’a besoin de rien

Dieu a crée toute chose, Il a créé les créatures et Il n’en a pas besoin,

Dieu a créé le ciel, Il n’a pas besoin du ciel Il existe avant le ciel sans le ciel et après qu’Il a créé le ciel Il ne change pas Il existe sans le ciel ;

Dieu a crée le Trône, Il n’a pas besoin du Trône Il existe avant le Trône sans le Trône et après qu’Il a créé le Trône Il ne change pas Il existe sans le Trône ;

Dieu a créé l’endroit, Il n’a pas besoin de l’endroit Il existe avant l’endroit sans l’endroit et après qu’Il a créé l’endroit Il ne change pas Il existe sans l’endroit ;

Dieu est Al WâHid : l’Unique ; Dieu est Unique dans l’absolu. Le grand savant, l’Imam ‘Abôu Hanîfah a dit ce qui signifie : « Dieu est unique, pas dans le sens numérique mais dans le sens qu’il n’a pas d’associé ». En effet le un dans le nombre admet la division et la partition, mais Dieu n’admet la division ni la quantification, Il n’est pas un tout ni une partie.

Dieu est unique par Lui même, par Ses Attributs et par Son Acte ; ainsi il n’y a pas un être qui ressemble à Dieu, il n’y a pas un qui a des attributs comme Dieu et il n’y a pas un qui a un acte comme celui de Dieu ; l’Acte de Dieu est sans organes, ni contact, ni mouvement.

L’Imâm ‘Abôu Hanîfah, que Allâh l’agrée a dit ce qui signifie : « Il est impossible que le créateur ait une ressemblance avec ce qu’il crée ».

Allâh Ta`âlâ dit dans le Qour’ân :

﴿ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِيرُ ﴾

Ce qui signifie : « Rien n’est Tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit », . Dieu entend toute chose sans oreille et voit toute chose sans œil ni organe.

Allâh Ta`âlâ dit :

﴿ اللّهُ لاَ إِلَـهَ إِلاَّ هُوَ الْحَيُّ الْقَيُّومُ ﴾

Ce qui signifie : « Allâh, Il n’est de Dieu que Lui, Le Vivant Qui ne s’anéantit pas », . Dieu est vivant, sans âme, ni cœur ni chair, il ne meurt pas et ne s’anéantit pas. On ne peut pas atteindre Sa Réalité.

Parmi les attributs de Dieu, il y a aussi la parole.

L’Imâm ‘Abôu Hanîfah, qui est un grand savant de l’Islam, né en 80 de l’Hégire et mort en 150 de l’Hégire a dit ce qui signifie : « Dieu parle d’une parole qui n’est pas comme la nôtre, nous parlons par le moyen d’organes et nous nous servons de point de prononciation et de lettres mais Dieu parle sans organe ni lettre ».

La parole de Dieu n’est pas une langue arabe, ni une autre langue, c’est un attribut digne de Dieu qui ne ressemble pas à la parole des créatures.

Ainsi la parole de Allâh `azza wa jall qui est un attribut de Son être, n’est pas de lettres, ni de voix, ni de sons, ni une langue arabe, ni aucune autre langue et que les livres descendus sur les prophètes, avec leurs langues différentes et leurs mots composés, prononcés par les créatures avec leurs langues et appris dans leurs cœurs, ces livres révélés sont des expressions de l’attribut de la parole de Allâh, qui est l’attribut de Allâh `azza wa jall, ces livres ne sont pas l’attribut de Allâh `azza wa jall.

Ainsi, ces expressions qui existent dans les livres descendus sur les prophètes sont créées, et ce qu’elles expriment, à savoir l’attribut de Allâh `azza wa jall, n’est pas créé mais est au contraire éternel exempt de début et n’est pas comme la parole des créatures. Tout comme si quelqu’un écrit Dieu, ces lettres ne sont pas Dieu Lui même mais ces lettres sont une expression qui désigne Dieu le Créateur du monde.

Remarque : Les Noms de Dieu on les appelle aussi les Attributs de Dieu sauf le nom Allâh on ne dit pas attribut, on dit Nom. Par ailleurs les Noms de Dieu sont en deux catégories : une catégorie qu’on ne peut pas appeler autre que Dieu avec et une autre qu’on peut appeler autre que Dieu avec (bien sûr avec un autre sens que celui qui est pour Dieu) ; de la première catégorie il y a : Allâh, Ar-RaHmân, Al-Qouddôus, Al-Khâliq, Ar-Râziq, Mâlikou l-Moulki, Dhou l-Jalâli wa l-‘Ikrâm, Al-MouHyî, Al-Moumît, on ne peut appeler que Dieu avec ces noms ; cependant la plus part des noms on peut appeler autre que Dieu avec, ainsi la personne peut appeler son fils : raHîm, salâm, karîm ou ra’ôuf (bien sûr avec un autre sens que celui qui est pour Dieu).

Ainsi le nom al-Moutakabbir au sujet de Dieu n’a pas le même sens qu’au sujet des créatures, le nom de Allâh Al-Moutakabbir veut dire Celui Qui est tout puissant et Qui est exempt des attributs des créatures. Et quand ce terme est employé au sujet des créatures cela veut dire orgueilleux. Donc devient mécréant celui qui dit que Dieu est orgueilleux.

De même le nom al-Jabbâr au sujet de Dieu n’a pas le même sens qu’au sujet des créatures, le nom de Allâh Al-Jabbâr veut dire Celui a Qui rien ne peut nuire, donc ce terme indique la perfection au sujet de Dieu. Et quand ce terme est employé au sujet des créatures cela veut dire oppresseur, injuste. Donc devient mécréant celui qui dit que Dieu est oppresseur ou injuste.

Les savants de l’Islam tel que ‘Abôu Ja`far aT-TaHâwiyy ont dit ce qui signifie : « Celui qui attribut à Dieu, un des sens des humains certes est devenu mécréant ».

Il faut savoir qu’il y a des choses qui font sortir de l’Islam, comme insulter Dieu, les Prophètes, les Anges ou, se dire non musulman même en plaisantant… Aussi, attribuer à Dieu la direction, la quantité, le changement. Ceci consiste à attribuer à Dieu ce qui n’est pas digne de Lui et cela fait donc sortir de l’Islam.

Allâh Ta`âlâ, dit dans le Qour’ân :

﴿ وَلَقَدْ قَالُواْ كَلِمَةَ الْكُفْرِ وَكَفَرُواْ بَعْدَ إِسْلاَمِهِمْ ﴾

Ce qui signifie : « Ils ont dit la parole de mécréance, ils sont devenus mécréants après avoir été musulmans »,.

Pour revenir à l’Islam, il faut prononcer les deux témoignages en délaissant la mécréance ; les deux témoignages sont : « Il n’est de dieu que Dieu et MouHammad est le Messager de Dieu », et si la personne ne sait pas dire correctement MouHammad elle appelle le Prophète par son surnom à savoir Abou l-Gâcim, ainsi elle dit : il n’est de dieu que Dieu et Abou l-Gaacim est le Messager de Dieu.

الحمد لله رب العالمين

La louange est à Allâh, le Créateur du monde.

Comment faire la Prière correctement ?

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

Mosquée au BruneiLa louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent. Et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-‘Amîn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

Allâh Ta`âlâ dit dans le Qour’ân :

﴿أَقِمِ الصَّلاَةَ لِدُلُوكِ الشَّمْسِ إِلَى غَسَقِ اللَّيْلِ وَقُرْءانَ الْفَجْرِ إِنَّ قُرْءانَ الْفَجْرِ كَانَ مَشْهُودًا﴾

ce qui signifie : « Accomplis la prière quand le soleil quitte le milieu du ciel (DHouhr puis al-`ASr) et à la tombée de la nuit (maghrib puis `Ichâ’) et à l’aube. Certes il est recommandé de réciter longuement le Qour’ân à l’aube », .

Allâh Ta`âlâ dit dans le Qour’ân :

﴿ وَأَقِمِ الصَّلاةَ إِنَّ الصَّلاةَ تَنْهَى عَنِ الْفَحْشَاء وَالْمُنكَرِ

Ce qui signifie : « Accomplis la prière, certes la prière préserve des actes répréhensibles et blâmables », .

Le Message de Allâh a dit :

« مَن تَوضَّأَ كَمَا أُمرَ وصَلَّى كَمَا أُمِرَ غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِن ذَنبِهِ »

Ce qui signifie : « Celui qui accompli l’ablutionwouDôu’- comme il a été ordonné et qui accompli la prière comme il a été ordonné, il lui seront pardonnés ses petits péchés antérieurs », .

Allâh tabâraka wa Ta`âlâ a ordonné l’accomplissement de cinq prières et Il en a fait la meilleure des œuvres après la croyance en Allâh et en Son Messager. Il a fait que pour chacune de ces obligations il y ait un temps connu pour son commencement et sa fin. Il a rendu obligatoire sur nous de les accomplir dans leurs temps. Ainsi, celui qui les accomplit parfaitement aura une grande récompense que Allâh soubHânahou wa Ta`âlâ lui a promise.

L’origine de ces horaires est tirée du Hadîth de Jibrîl `alayhi s-salâm. Jibrîl était venu en effet au Prophète au lendemain de la nuit de l’Ascension, et il a commencé à accomplir la prière de adh-DHouhr. Il était arrivé auprès du Messager de Allâh lorsque le soleil avait décliné du milieu du ciel et avait dit : « Ô Messager de Allâh, lève-toi et fais la prière de adh-DHouhr ». Jibrîl le dirigea donc dans la prière et il accomplit avec lui adh-DHouhr.

Ensuite, il était venu auprès de lui lorsque l’ombre d’un objet avait atteint la longueur de l’objet en plus de l’ombre qu’il avait lorsque le soleil était au milieu du ciel, ce qu’on appelle l’ombre au zénith. Lorsque l’ombre d’un objet devient égale à la longueur de l’objet en plus de son ombre au zénith, cela indique la fin du temps de adh-DHouhr et le début du temps de al-`aSr. C’est à ce moment que Jibrîl au premier jour est venu auprès de lui et a accompli en le dirigeant, c’est à dire en tant qu’imâm, la prière de al-`aSr.

Ensuite, il était venu auprès de lui lorsque le soleil s’était couché et lui avait dit : « Ô MouHammad, lève-toi et accomplis al-maghrib ». Il accomplit donc avec lui al-maghrib en tant qu’imâm lorsque le soleil s’était couché. Puis il était venu auprès de lui lorsque la lueur rouge avait disparu : c’était le début du temps de al-`ichâ’. Il lui avait dit : « Ô MouHammad, lève-toi et accomplis la prière de al-`ichâ’ ». Il s’était levé et avait accompli la prière de al-`ichâ’ en suivant Jibrîl.

Ensuite, il revint à lui lorsque l’aube se fut levée, à savoir cette lueur blanche horizontale à l’horizon. Cette blancheur qui apparaît transversalement à l’horizon est celle qui indique le début du temps de as-SoubH. Elle indique également le début de l’abstention de nourriture ou de boisson pour celui qui fait le jeûne. Il s’est levé et Jibrîl le dirigea dans la prière.

Celui donc qui n’a pas appris ces temps est désobéissant. Les parents se chargent d’un péché s’ils n’ont pas enseigné à leurs enfants les temps des prières ou s’ils n’ont mandaté personne qui puisse les leur enseigner. Ceci est la bonne éducation. La bonne éducation ne consiste pas seulement de bercer les enfants dans le luxe, les nourrir, les vêtir ou ce qui est de cet ordre.

Il est un devoir de vérifier les temps de prières par l’observation et il ne suffit pas de se fier à un calendrier basé sur le simple calcul ; ainsi le calendrier donne une idée pour savoir quand observer pour s’assurer de l’entrée du temps de la prière.

Les Temps des Prières

Allâh Ta`âlâ dit :

﴿ إِنَّ الصَّلاَةَ كَانَتْ عَلَى الْمُؤْمِنِينَ كِتَابًا مَّوْقُوتًا

ce qui signifie : « Certes la prière a été prescrite pour les croyants dans son temps », .

Le Message de Allâh Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam a dit :

« إنَّ خِيارَ عبادِ اللهِ الّذين يُراعون الشَّمس والقمر الأظلّةَ لذكر الله »

Ce qui signifie : « certes les meilleurs adorateurs de Allâh ceux qui prennent en considération le soleil, la lune et les ombres pour faire la prière », ; dhikrou l-Lâh ici veut dire la prière.

La prière est la meilleure œuvre après la croyance en Allâh et en Son Messager. Allâh a rendu obligatoire cinq prières pendant le jour et la nuit pour tout musulman pubère et sain d’esprit (moukallaf). Il lui est donc obligatoire de les observer et d’apprendre comment commence le temps de chacune d’entre elles et comment il finit. Les cinq prières et leurs temps sont :

– La prière de adh-DHouhr : (la prière de la mi-journée de quatre rak`ah – séquences rituelles de la prière –) son temps commence lorsque le soleil s’écarte du milieu du ciel vers le couchant et finit lorsque l’ombre d’une chose quelconque atteint une longueur égale à celle de la chose elle-même plus la longueur de l’ombre qu’elle avait au moment du zénith. On entend par « chose quelconque » un bâton par exemple planté verticalement sur un sol plat. L’ombre au zénith, c’est l’ombre de cette chose lorsque le soleil est au milieu du ciel. Si quelqu’un est debout dans un endroit ensoleillé et que le soleil est au milieu du ciel, on observe qu’il a une ombre. Cette ombre est l’ombre au zénith. Lorsque le soleil dévie vers l’ouest, on observe que son ombre s’allonge et tourne vers le levant. C’est le signe que le temps de adh-DHouhr a commencé.

– La prière de al-`aSr : (la prière de la mi-après-midi de quatre rak`ah) Son temps commence à la fin du temps de adh-DHouhr et dure jusqu’au coucher du soleil. Donc lorsque la longueur de l’ombre d’une chose quelconque devient égale à la longueur de cette chose plus la longueur de son ombre au zénith, le temps de al-`aSr commence et celui de adh-DHouhr finit.

– La prière de al-maghrib : (la prière du coucher du soleil de trois rak`ah) Son temps commence après le coucher du soleil c’est-à-dire après la disparition de la totalité du disque solaire, et il finit à la disparition de la lueur rouge. La lueur rouge est la rougeur apparaissant du côté du couchant après le coucher du soleil.

– La prière de al-`ichâ’ : (la prière de la nuit de quatre rak`ah) Son temps commence à la disparition de la lueur rouge et finit à l’apparition de l’aube.

– La prière de as-SoubH : (la prière de l’aube de deux rak`ah) Son temps commence à l’apparition de l’aube véritable (al-fajrou s-Sâdiq) qui est une lueur blanche transversale à l’horizon Est et il finit au lever du soleil.

Il est un devoir d’accomplir ces obligations dans leur temps, pour tout musulman, pubère, sain d’esprit. Il faut aussi que la femme est pure des règles et des lochies. Il n’est donc pas permis de les anticiper ou de les reculer par rapport à leur temps sans excuse valable selon la Loi de l’Islam comme la maladie grave et le voyage avec ses conditions.

Les conditions de validité de la prière

Les conditions de validité (les choses qu’il est indispensable d’observer avant d’entamer la prière) sont :

1 – l’Islam : la prière n’est donc pas valable de la part d’un mécréant.

2 – la distinction : c’est lorsque l’enfant a atteint un âge auquel il comprend la question et sait formuler la réponse (comme de lui demander combien il y a de jours dans la semaine ou de mois dans l’année) ; ainsi on ne dit pas à l’enfant qui n’a pas la distinction de faire la prière mais on lui dit regarde comment on fait la prière. Il est également une condition d’être sain d’esprit et de ne pas être fou.

3 – la purification des deux Hadath : c’est-à-dire avoir le wouDôu’, ne pas avoir eu un petit ni un grand Hadath (avoir la petite ablution et la grande ablution et ne pas avoir eu ce qui annule cela).

4 – la pureté des vêtements, du corps, de l’emplacement de la prière et de ce que l’on porte sur soi : ainsi si on a dans sa poche un morceau de tissu entaché de najâçah (comme l’urine) et que l’on prie avec, la prière n’est pas valable.

5 – couvrir sa zone de pudeur : celle des hommes va du nombril aux genoux tandis que les femmes doivent couvrir tout leur corps sauf leur visage et leurs mains avec ce qui cache la couleur de la peau.

6 – celui qui prie doit savoir que le temps de la prière a commencé.

7 – ne pas croire qu’un des actes obligatoires de la prière est un acte recommandé.

8 – faire face à la Qiblah : il s’agit de la Ka`bah honorée à La Mecque honorée, voir : La Manière de Déterminer la Direction de la Qiblah, Ka`bah, Mecque.

Par conséquent, celui qui délaisse l’une de ces conditions, sa prière n’est pas valable.

La bonne intention à elle seule ne suffit pas pour la validité des actes d’adoration.

Le Prophète صلى الله عليه وسلّم nous a appris que l’intention à elle seule n’est pas suffisante. Le Hadîth rapporté par At-Tirmîdhiyy ainsi que d’autres en est la preuve :

روى الترمذي وغيره “أن رسول الله صلى الله عليه وسلم دخل المسجد، فدخل رجل فصلى ثم جاء فسلم على النبي صلى الله عليه وسلم، فرد عليه السلام فقال : ارجع فصل فإنك لم تصل، فرجع الرجل فصلى كما كان صلى ثم جاء إلى النبي صلى الله عليه وسلم فسلم عليه، فرد عليه فقال له : ارجع فصل فإنك لم تصل، حتى فعل ذلك ثلاث مرات فقال له الرجل : والذي بعثك بالحق ما أحسن غير هذا، فعلمني ” فعلّمه الرسول صلى الله عليها لصلاة وسلم

Le sens de ce Hadîth est que le Messager Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam est entré dans la mosquée, puis un homme est entré et a effectué la prière. Ensuite cet homme est venu et a passé le salâm au Prophète. Le Prophète a répondu au salâm puis a dit : (‘irji` faSalli fa’innaka lam touSalli) ce qui signifie « Retourne et prie car tu n’as pas prié ». L’homme est retourné et a prié de la même manière que la première fois. Puis il est revenu et a de nouveau passé le salâm au Prophète . Le Prophète a répondu au salâm puis a dit : ( ‘irji` faSalli fa’innaka lam touSalli ) ce qui signifie « Retourne et prie car tu n’as pas prié ». Ainsi l’homme est retourné prier. Cette scène s’est reproduite trois fois. L’homme a alors dit : « Par Celui Qui t’a envoyé avec la vérité, je ne connais pas autre que cela, apprends-moi. » Le Messager lui a alors appris comment prier.

De même le Prophète صلى الله عليه وسلّم a dit :

« رُبَّ قائم ليس له من قيامه إلا السهر، ورُبَّ صائم ليس له من صيامه إلا الجوع والعطش »

ce qui signifie « Il se peut que quelqu’un pense faire des prières surérogatoires de nuit et il ne gagne de cela que la veille et il se peut que quelqu’un pense faire le jeûne et il ne gagne de cela que la faim et la soif » , c’est à dire que cette personne a fait des actes qui n’étaient pas valables du fait qu’il manque des conditions de validité ou des piliers, ou elle a fait des actes qui ne remplissent pas les conditions pour être récompensés.

On apprend de ces Hadîth qu’il ne suffit pas d’avoir une bonne intention, de vouloir faire le bien, pour qu’un acte d’adoration soit valable. En effet, il faut que l’acte soit conforme à l’enseignement du Prophète. Il est donc primordial d’apprendre les lois de la religion par transmission orale auprès des gens ayant la connaissance et dignes de confiance. Voir : L’importance d’apprendre la science de la religion

Voir également : Les Piliers de la Prière

الحمد لله رب العالمين

La louange est à Allâh, le Créateur du monde.

qu'est ce que la zakat en islam ?

La Zakat (زَكَاة zakāt), traduite de l’arabe par « aumône » est le troisième des cinq piliers de l’Islam.

Le but de la Zakat est d’aider le croyant à se purifier de son attachement pour les biens matériels, de réduire les sentiments de convoitise et d’avarice, de favoriser la solidarité entre musulmans et les rallier à Allah. La Zakat profite aux plus démunis de la communauté en les aidant à subvenir à leurs besoins sans avoir à quémander.

 

Mais plus encore ; au tout début de l’Islam, la Zakat était collectée par l’Etat qui distribuait le montant, équitablement, entre ceux dans le besoin et utilisait une partie afin de bâtir des écoles, des hôpitaux ou n’importe quel bâtiment public nécessaire au bon fonctionnement de la communauté, elle représentait donc une sorte d'impôt. Les personnes qui s’occupaient de récolter l’aumône en percevaient également une partie.

Il existe deux types principaux de Zakat : Zakat Al Mal et Zakat El Fitr :

Zakat Al Mal

L’aumône légale ou Zakat Al Mal est, selon les lois islamiques, imposée de façon annuelle. Celle-ci porte sur :

  • Les ressources financières au-delà de 85g d’or et de 595g d'argent,
  • Le bétail,
  • Les marchandises,
  • Fruits, légumes, céréales et autres ressources extraites du sol.

La valeur de la Zakat à prélever est de 2,5 % du chiffre annuel épargné

La Zakat est un droit que les moins fortunés ont de prélever sur le surplus des fortunés. Il existe plus de 80 versets dans le saint Coran portant sur la Zakat et ses obligations. Exemple: « Soyez assidus à la prière, faites l'aumône, vous retrouverez auprès d'Allah le bien que vous aurez acquis à l'avance, pour vous-même. » — Le Coran (II, 110)

Zakat El Fitr

Zakat El Fitr est versée le jour de la rupture du jeune du mois sacré de Ramadan. Elle est mesurée par « Saa » d’une denrée alimentaire disponible dans la région ou d’un montant en espèces fixé chaque année par les savants musulmans. Zakat El Fitr concerne toutes les catégories d’âges.

 

Le Waqf, un autre type d'aumône

« Al Waqf » est également une autre forme d’aide aux défavorisés. Certains savants musulmans proposent d’indexer cette Zakat sur le coût de la vie ou encore le prix du baril de pétrole. Au Niger, par exemple, la Zakat est fixée à 10% de la récolte que les Imams prélèvent directement des champs.

Il est à noter que les terrains, immeubles, maison privée principale ou secondaire, voitures, mobiliers, vêtements, hypothèque ou bijoux personnels ne sont pas soumis à la Zakat.

qu'est ce que le jeûne en islam ?

Le jeûne ou Saoum (sawm) est l’abstinence de nourriture, de boisson, de tabac et de relations sexuelles depuis l’aube jusqu'au coucher du soleil. La pratique du jeûne durant le mois sacré de Ramadan est le quatrième pilier de l’Islam. Hormis le jeûne du Ramadan, il est de coutume, suivant la « Sounna » de jeuner six jours du mois de « Chawal », celui suivant Ramadan selon le calendrier musulmanLe Prophète Mohamed avait également l’habitude de jeûner le Lundi et le Jeudi.

 

Les obligations du jeûne islamique sont deux : il est obligatoire de clairement et sincèrement attester de son intention de jeûner en son for intérieur et d’obligatoirement s’abstenir de tout ce qui pourrait rompre le jeûne ou le rendre nul.

Beaucoup de scientifiques, musulmans comme non musulmans ont plus d’une fois reconnu les bienfaits du jeûne sur le corps, le cœur et l’esprit du jeûneur.

Ce qui annule le jeûne

Les faits, pouvant causer la rupture du jeûne durant la journée sont :

  • Se nourrir et s’abreuver.
  • Fumer.
  • L’éjaculation volontaire ou les rapports sexuels.
  • L’apostasie par la parole, l’acte ou la croyance.
  • Vomissement volontaire et provoqué.
  • Dormir toute la journée.

Néanmoins, il existe certains cas la rupture du jeûne n’entraine pas son annulation, tels que :

  • La distraction : boire ou manger sans s’en rendre compte immédiatement, oubliant qu’on est sensé jeûner.
  • La contrainte : Vomir involontairement.
  • L’ignorance : commettre un acte qui annule le jeûne sans le savoir au préalable.

Comment rattraper la rupture du jeûne

En cas de rupture du jeûne pour une raison valable, la personne se doit de jeûner un jour de rattrapage pour chacun de ceux qu’elle n’a pas pu accomplir. Nourrir un musulman dans le besoin est aussi considéré comme une réparation pour le jour non jeûné.

La rupture du jeûne sans aucune raison se doit aussi d’être expiée. Ainsi, pour chaque jour non jeûné, la personne doit soit :

  • Jeûner soixante jours consécutifs (deux mois), si elle le peut.
  • Nourrir soixante pauvres, si elle en a les moyens.
  • Rendre sa liberté à un esclave, si elle en possède un/une.

 

Personnes exemptées de jeûne

Certaines personnes sont autorisées à ne pas jeûner telles que les personnes âgées faibles et les enfants impubères. Les femmes indisposées ou celles enceintes ainsi que les personnes gravement malades et les voyageurs sur une longue distance ont le droit de reporter le jeûne.

Comment se deroule le pélérinage ?

AU NOM DE DIEU, LE CLEMENT LE MISERICORDIEUX

L’accomplissement du pèlerinage, Hajj, est une institution divine prescrite durant la sixième année de l’hégire. "Et à Dieu le devoir sur les êtres d’accomplir le pèlerinage de la demeure, pour quiconque en a les moyens. Quant à celui qui se rend ingrat, Dieu est certes au-delà des mondes." Coran, sourate 3, verset 97.

Elle constitue le cinquième pilier de l’Islam, selon plusieurs traditions, hadith, prophétique. "L’Islam, c’est l’attestation de foi qu’il n’y a rien de divin que Dieu et que Mohamed est un messager de Dieu, d’accomplir la prière, de s’acquitter de l’aumône purificatrice, de jeûner le mois de Ramadan et d’effectuer le pèlerinage à la demeure pour celui qui en a les moyens." Hadith Gabriel selon Omar Ibn Al Khattab, d’après l’Imam Al Bokhari et Muslim.

Conditions qui rendent le pèlerinage obligatoire :

  • Etre musulman(e)
  • Etre sain d’esprit
  • Avoir atteint l’âge de puberté
  • Posséder les moyens matériels et physiques

Les moyens sont définis par les jurisconsultes, fouqaha, comme étant la capacité physique de supporter le rituel du pèlerinage, ainsi que les frais nécessaires pour le voyage, de même que pouvoir laisser suffisamment de moyens pour sa famille durant son absence. Cependant, certains jurisconsultes ajoutent une condition propre à la femme, le fait d’être accompagnée par un mahram, c’est à dire une personne avec qui règne une intimité qui fait que le mariage entre eux devienne illicite. Le mahram a pour rôle de veiller à la sécurité de celle-ci, si nécessaire. Cependant, il lui est permis de voyager seule, selon certains jurisconsultes, tel le Cheikh Dr Al Qardawi, principalement aujourd’hui vu les facilités et la sécurité.

Conditions de validité du pèlerinage :

  •   Etre accompli par un musulman, (le non musulman n’est pas tenu à respecter les piliers de l’Islam)
  •   Etre accompli par un être responsable, (pubère et sain d’esprit)
  •   Qu’il soit accompli durant la sacralité temporelle des mois de Chawal, Dhou al Qi’da et Dhou al Hijja. Ce sont les trois derniers mois du calendrier hégirien.

En effet le pèlerinage ne peut s’accomplir qu’en un temps bien défini et en un lieu précis. C’est pourquoi la sacralité spatiale et temporelle sont des conditions sine qua non pour la validité du pèlerinage.

Les piliers du pèlerinage :

  • Al ihram (la sacralisation)
  • Attawaf (la circumambulation)
  • Assa’y (la procession)
  • Al woqof bi ’Arafat (le stationnement)

Al Ihram

Al ihram (la sacralisation) : Il symbolise la pureté originelle à laquelle aspire le croyant.

Cela consiste en la formulation de l’intention du pèlerinage selon les divers rites instaurés par le prophète (sur Lui et Sa famille la Paix et le Salut), à savoir :

  •   Al ifrad (unidirectionnel), c’est accomplir la sacralité du hajj seulement sans la ’omra (pèlerinage restreint).
  •   Al quirane (bidirectionnel), c’est accomplir le hajj et la ’omra l’une étant pénétrée de l’autre, c’est à dire interdépendant.
  •   At-tamatou’ (allégement), c’est accomplir la ’omra avant la sacralité du hajj, ce qui allège la pratique de sacralisation pour le pèlerin.

Al ihram s’effectue à partir du miqât (la halte de rassemblement). Plusieurs lieux sont définis, en fonction de la provenance du pèlerin. Ces lieux ne peuvent être dépassés sans état de sacralisation.

  • Al Jouhfa : Halte de sacralisation pour les pèlerins venus d’Egypte, du Maghreb, de la Syrie, de la Turquie ainsi que de toute personne en provenance du Nord ou Nord-Ouest de la Mecque. Notons que cet endroit se nomme actuellement Rabigh.
  • Dhat ’Irq  : Halte de sacralisation pour les pèlerins en provenance de l’Iraq ainsi que du Nord-Est ou encore de l’Orient.
  • Yalamlam : Halte pour les pèlerins qui viennent du Yémen ou encore de l’Inde.
  • Dhou al Houlayfa  : Halte réservée aux pèlerins en provenance de Médine. Elle se nomme aujourd’hui Abar Ali, (sur lui la Paix).
  • Qarn al Manazil : Halte réservée aux pèlerins qui viennent de Nejd, ainsi que pour ceux qui proviennent de l’Est.

Règles à observer durant le Ihram  :

Avant même l’état de sacralité le pèlerin devra :

  • se purifier : prendre un bain rituel tel celui des grandes ablutions, se couper les ongles, se nettoyer les aisselles et le pubis, ainsi que de se parfumer.
  • Retirer ses vêtements et porter deux étoffes (obligatoire pour l’homme) sur les parties inférieures et supérieures du corps, quant à la femme elle garde sa tenue vestimentaire habituelle sans impliquer une mode particulière.
  • Accomplir deux génuflexions, rak’at.

Durant son état de ihram, le pèlerin devra faire la talbiya, appel d’imploration de Dieu.

Il est cependant interdit au pèlerin durant son ihram :

  • de porter des vêtements cousus, c’est à dire qui prenne la forme des membres corporels,
  • de se parfumer,
  • de couper ses ongles et ses cheveux,
  • d’avoir des rapports sexuels ou une intimité sexuelle avec son épouse,
  • de se couvrir la tête, pour les hommes,
  • de témoigner en faveur d’un mariage ou même de contracter un pacte de mariage,
  • de cueillir des végétaux ou de déraciner des arbres ou encore de chasser ou d’égorger du gibier. Il faut préciser que la femme, quant à elle, ne pourra se couvrir ni le visage ni les mains.

En cas de transgression d’une de ces règles, le pèlerin devra :

  •  soit sacrifier (immoler) un ovin ou un caprin,
  •  soit jeûner trois jours,
  •  soit accomplir une expiation qui consiste en le fait de nourrir six pauvres.

Attawaf

La circumambulation se fait autour de la ka’ba, le sanctuaire sacré à La Mecque. Il s’agit de sept tours en commençant dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. On débute par La pierre noir, al hajar al aswad, elle se situe au coin qui précède la porte de la ka’ba et, l’on termine à la hauteur de La pierre noire. Cette pratique symbolise le fait de remonter le temps à la source, Abraham, celui qui a reconstruit la ka’ba, le père du monothéisme, qui se trouve selon un hadith au septième ciel, afin de purifier notre croyance de toute ingratitude.

Trois sortes de tawaff sont à noter :

  • tawaff al ifada (de la visite), piliers du pèlerinage,
  • tawaff al qodom (de salutation), acte surrérogatoire,
  • tawaff al wada’ (d’adieu), recommandé, sauf pour la femme qui est en période d’indisposition pour cause des menstrues.

Il est primordial d’être en état de purification mineure pour que le tawaff soit valide.

La femme qui est en période de menstrues devra retarder son tawaff jusqu’à sa purification ; si son départ est proche et, qu’elle se trouve toujours en cet état, elle devra obligatoirement accomplir le tawaff qui est de l’ordre de l’obligatoire, Al ifada. Selon l’Imam Ja’afar Sadek, sur Lui La Paix, elle devra se purifier, à savoir prendre son bain rituel, al ghousl, ainsi que les petites ablutions, al woudo et l’accomplir car, c’est un état de nécessité primordiale et de circonstances atténuantes qui oblige d’accomplir ce rite du pèlerinage. Les jurisconsultes lui interdisent d’accomplir le tawaff al wada’, d’adieu, puisque celui-ci est de l’ordre du surérogatoire et n’est pas un pilier du pèlerinage.

Il est recommandé de saluer la pierre noire par signe d’allégeance en l’embrassant, l’Imam Ali, sur Lui La Paix, annonçait à Omar Ibn Al Khattab, que Dieu l’agrée, que cette dernière témoignera en faveur du pèlerin le jour de la rétribution, de son dévouement et de son allégeance pour Dieu exalté soit-Il.

Sa’y

La procession entre le mont de Safa et de Marwa est un des piliers du pèlerinage.

Il symbolise le parcours effectué par Hajar, sur Elle La Paix, épouse d’Abraham, Paix sur Lui, en recherche de moyens de subsistance pour son fils Ismaël, sur Lui La Paix. Après tout effort, le croyant ayant pris les causes à effet remet sa confiance totale en Dieu, exalté soit-Il. Pour être valide, ce parcourt devra s’effectuer après le tawaff, ainsi que débuter sur le mont Safa vers Marwa, revenir à Safa et ainsi de suite jusqu’au septième parcours qui se terminera sur le mont Marwa. Notons que la purification des souillures mineures n’est pas une condition pour effectuer ce parcours. Il est recommandé, durant ce parcours, ainsi que durant le tawaff, de réciter le Coran, de glorifier Dieu, d’implorer Son pardon ainsi que de faire des invocations pour toutes et tous. Rappelons que les salutations du Prophète Mohamed y sont fortement recommandées, ainsi que sur Sa sainte famille purifiée, que Dieu Les salue.

Woqof bi ’Arafat

La station à Arafat est le pilier le plus important du pèlerinage. Le prophète Mohamed sur Lui La Paix et Le Salut ainsi que sur Sa famille purifiée, rappelle dans un hadith  : "Le pèlerinage, c’est la station à Arafat." Rapporté par l’Imam Tirmidhy.

Aïcha, sur Elle le Salut, mère des croyants, rappelle que le Prophète sur Lui et Sa famille La Paix et Le Salut, dit : "Ce jour, Dieu y délivre ses serviteurs de l’enfer". Rapporté par l’Imam Muslim. L’enfer est la colère et l’éloignement de Dieu, comme le paradis serait la clémence et la proximité de Dieu.

Le jour de Arafat est le neuvième jour du mois de dhou al hijja, celui qui précède le jour du sacrifice, ’aïd al adha. Il symbolise le jour du jugement dernier, notre présence devant Dieu.

Arafat consiste en le fait de rechercher l’intimité de Dieu et de Son Prophète en priant, invoquant, glorifiant Dieu et en faisant des salutations sur Le Prophète et Sa sainte famille.

Sur le mont Arafat le pèlerin accomplira la prière par regroupement et allégement. Il priera le dohr, midi et le açr, l’après-midi ensemble et de deux génuflexions, raka’at, seulement, il y restera jusqu’au coucher du soleil révolu.

Pratique du pèlerinage  :

Après tous les préparatifs de purification le pèlerin débutera par le tawaff de ’omra, alqodom, pour ceux qui accomplissent le tamatou’. Il effectuera la circumambulation autour du sanctuaire de sept tours après lesquels il effectuera deux génuflexions à l’emplacement d’Abraham sur Lui La Paix. Il ira ensuite s’abreuver d’eau du puits de Zem-zem, pour revenir vers le sanctuaire, le saluer et se diriger vers Safa et Marwa. Il y accomplira le parcours en débutant à Safa et terminer son parcours à Marwa. Après quoi le pèlerin devra diminuer de sa chevelure ou se raser la tête, ce dernier, pour les hommes uniquement.

Ici la ’omra est terminée ; le pèlerin pourra reprendre alors son rythme de vie comme auparavant. Au huitième jour de dhou al hijja, le pèlerin devra se sacraliser à nouveau de son hôtel. Après le lever du soleil il ira vers Mina, où il y passe la nuit, la talbiya est recommandée durant tout son séjour à Mina, (labayka allahouma labayk, labayka lâ charîka laka labayk, inna alhamda oi anni’mata laka oi al moulk lâ charîka laka labayk ; je me voue à Toi oh mon Dieu à Toi je me voue, j’aspire à Toi oh point d’associé à Toi, la louange et le bienfait sont à Toi ainsi que la royauté, point d’associé à Toi). Au lendemain il se dirige vers le mont Arafat ou il priera le dohr et açr à l’heure du dohr, il y restera jusqu’au coucher du soleil révolu sans pour autant y prier le maghreb, coucher du soleil et, le ’icha, le soir. Il accomplira ces deux prières en soirée à Mouzdallifat et y passera la nuit. Au matin, après la prière de fajr, l’aube, il invoque Dieu à la station de Al Mach’ar al Haram, l’emplacement consacré et, il se dirige alors vers Mina en rassemblant des petits cailloux pour y effectuer le ramye al jamarat, jet de cailloux.

Arrivé à Mina, il jette sept cailloux à jamarat al ’aqaba, la pierre de la montée, (la grande), en disant chaque fois Au nom de Dieu, Dieu est Grand, bismi llah Allahou akbar. Ceci se fait entre le levé du jour, dhouha, et la prière de dohr.

Ce jour est, alors, le jour de l’aïd, la fête du sacrifice.

Les rites du jour du sacrifice :

  1. Jet des sept premiers cailloux avant la prière de dohr,
  2. Immolation de la bête, sacrifice,
  3. Se couper les cheveux ou se raser la tête,
  4. Accomplir le tawaff autour de la Ka’ba, sanctuaire.

L’ordre, dans lequel se pratiquent ces différents rites, est purement facultatif. Après ceci, le pèlerin est en état de désacralisation, tahaloul, une fois que les trois premiers rites son accomplis. Le onzième jour, le pèlerin devra passer sa nuit à Mina, ainsi que pour le jour qui suit. Les jours de tachriq, ce sont les trois jours qui suivent la fête du sacrifice, 11ième, 12ième et 13ième.

Ce sont des jours durant lesquels le pèlerin jettera les cailloux, en commençant par sept pour la petite pierre, sept pour la moyenne et sept pour la grande ; soit vingt et un cailloux pour le 11 et 21 pour le 12ième jour. Le 13ème jour est totalement facultatif. Rappelons que le jet de cailloux durant les jours de tachriq s’accomplit depuis la prière de dohr jusqu’au coucher du soleil. De retour à La Mecque, le pèlerin accomplira le tawaff al wada’, d’adieu, après quoi il quitte La Mecque. Ainsi le pèlerinage se termine dans son rituel.

Il est cependant recommandé de visiter la tombe du Prophète sur Lui et Sa famille La paix et Le Salut, à Ses cotés Abu Bakr et Omar que Dieu leur accorde miséricorde, en Sa mosquée, al masjid an-nabawi, y accomplir la prière dans la rawda ach-charifa, espace se trouvant entre la tombe prophétique et la chaire ; visiter Al bakie’, cimetière de Médine où se trouve certains compagnons que Dieu les agrées, ainsi que l’Imam Ja’afar Sadiq, sur Lui La Paix, l’Imam Malik, que Dieu l’agrée et d’autres personnes saintes. Visiter la mosquée Qoba ainsi que la montagne Ohod, où y est enterré Hamza, oncle du Prophète, sur Lui La Paix. D’autres lieux seront intéressant d’être visité afin d’y voir les traces pieuses de nos pieux ancêtres, les Imams.

Et n’omettons pas de rappeler que le sens premier du pèlerinage est de retrouver la splendeur et la fraîcheur de la spiritualité. Le Coran rappelle l’objectif de cette adoration : "Et prenez vos moyens de subsistance, le meilleur des moyens est la piété. Et craignez-Moi, oh ! vous, dotés de raisons". Sourate 2, verset 197.

Le maître Sadek Charaf, sainteté et paix sur son âme, analysait ce verset en parlant d’une triade :

  • le stade de attaquaroub, le rapprochement,
  • le stade de atta’alouk, le rattachement,
  • le stade de attadhawouk, la saveur, le sentiment.

Je rappelle que chacun des piliers du pèlerinage est un symbole d’une commémoration historique, sa spiritualité est intense à la fois par le respect de la règle, ainsi que par la présence du coeur. Cette rigueur est une dimension de profondeur qui permet d’acquérir une intensité spirituelle et un sens. Toutes les invocations peuvent être dites dans le langage de tout un chacun, c’est la langue du cœur qui est la plus importante. Cependant, ces rites permettent à la foi de s’éprouver et de se dynamiser.

Le prophète Mohamed sur Lui et Sa famille La Paix disait : "Les actes valent par leur intention." Hadith rapporté par Omar, que Dieu l’agrée, selon l’Imam Bokhari et l’Imam Muslim.

Le terme "fatwa" signifie étymologiquement "clarifier", "expliquer" ou répondre à une question sur la pratique de la religion. Dans la terminologie, c'est une opinion ou une décision, concernant la doctrine ou le droit religieux, émise et rendue publique par une autorité reconnue, souvent un moufti. Les fatwas concernent souvent des cas nouveaux qui n'ont pas été élucidés par le Coran ou la Sounna, qui représentent les deux sources fondamentales de la législation musulmane. La fatwa est conditionnée par le temps et le lieu de sa prononciation : en divulguant une fatwa sur une question particulière, le moufti doit prendre en considération le pays il se trouve, l'époque dans laquelle il vit et il doit se référer par ordre de priorité : au Coran, à la Sounna, à la pratique des premiers musulmans, aux usages et coutumes pratiqués dans la société et qui sont compatibles avec l'Islam. C'est ce qu'exige les règles de la jurisprudence islamique.

En consultant toutes ces sources, le moufti use de son raisonnement et déploie un effort personnel pour déduire des règles, comparer les situations, clarifier des expressions et surtout opter pour une opinion ou adopter une décision, sans entrer en contradiction avec les paroles d'Allah écrites dans le Coran ou avec les sources authentiques de la Tradition. C'est pourquoi, le Moufti doit être avant tout compétent, de par sa connaissance en matière de religion et par sa connaissance du domaine dans lequel se situe la question de la fatwa ; par exemple, il ne peut prononcer une fatwa concernant des questions financières sans faire appel à un spécialiste dans le domaine des finances et de l'économie.

Le Moufti est donc un Moujtahid, c'est à dire qu'il pratique l'Ijtihad. L'ijtihad signifie l'effort personnel, le raisonnement indépendant, la pensée analytique. Il peut inclure l'interprétation des textes fondamentaux pour y extraire des règles, ou la prononciation d'un verdict ou d'une décision sur une question donnée sur laquelle le Coran ou la Sounna ne statue pas clairement. Cela ne consiste pas bien entendu à transformer la Loi et à l'adapter à la convenance des hommes. Il s'agit, par cette démarche intellectuelle, d'apporter une réponse quant à la manière d'appliquer la Loi aux situations actuelles, chaque fois que les nécessités l'exigent.

 
 
 
 

Localisation

CÔTE D'IVOIRE

Abidjan

Saint Michel, Boulevard Carde, Adjamé

 

Contact

Siège Social: Abidjan Adjamé Nord Est 13 BP 3130 ABIDJAN 13

Contact: Tél/Fax (00225) 20 37 70 12

Email: info@jemci.net

 

Newsletters

Abonnez-vous et obtenez les dernières mises à jour, nouvelles et plus...